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The Classic Collection: à l’occasion de la tournée française 2017, Stranglers-France organise un jeu concours

samedi 24 janvier 2015

Jean-Jacques Burnel : "on va jouer avant tout pour se faire plaisir !"

Nous avions convenu avec JJ de débuter l'année avec une interview.
Et comme convenu, nous nous sommes donc rencontrés mi janvier pour faire le point sur l'année écoulée tout en abordant les perspectives pour déjà demain. Encore une fois nous tenons à souligner la grande disponibilité de JJ mais aussi son attention et sa gentillesse envers l'équipe du Blog. 

Pour ma part, envoyé en mission quelque part en France pour boucler cet entretien, j'ai eu également beaucoup de plaisir à partager ce moment rare. J'ai eu la chance de surcroît de croiser Baz avec qui nous avons convenu  de nous revoir après la tournée britannique pour réaliser une interview.

Stef1


Vous venez de fêter vos 40 ans de carrière et l’année 2014 a été riche en événements et en actualité pour le groupe. Avec un peu de recul en ce début d’année, que retiendras-tu de cet anniversaire ? Un moment, une date, un concert, une anecdote particulière t’a marqué durant cette année ?
Pour moi et même pour les autres, c’est le concert à l’Olympia. Tout a été parfaitement synchro. Nous avons eu à faire à une excellente équipe technique. Un bon plateau technique. Ils étaient discrets et créatifs. Nous n’avons jamais été aussi bien filmés. Cela restera un excellent souvenir, un souvenir qui va durer. En plus nous avons très bien joué ce soir là.

En France, nous avons eu droit à un concert exceptionnel, celui de l’Olympia filmé par la chaîne Arte. Retransmis en direct, la qualité visuelle de ce concert est quasi parfaite : comment et pourquoi avoir choisi de travailler avec Arte ?
C’est eux qui nous ont contactés pour faire cette retransmission. Ils avaient l’équipement technique idéal et nous pouvions amener notre matériel de production également. En plus, passé six mois, nous pouvions récupérer les droits des images filmées. Ils ont donc été très corrects. Ils étaient très attentifs avec nous.

Un DVD est sorti récemment, avec la date de l’Olympia et quelques titres joués avec Jet à Manchester : avez-vous l’idée de produire également un jour un film ou un documentaire sur le groupe ? Beaucoup de groupes ont sorti des dvd de ce type ? Est ce un projet possible à l’avenir ?
Oui et le projet est toujours en cours. Cela fait trois ans maintenant qu’un cinéaste vient nous filmer. Principalement sur nos concerts européens. Le cinéaste va et vient et enregistre au fur et à mesure.

Avec le recul du temps qui passe, et si tu pouvais changer, modifier quelque chose dans la vie du groupe que ferais tu ? Y compris pour toi-même ?
Il y a eu un moment où j’aurais préféré être autre part. Mais avec le recul de toutes ces années, je trouve que nous sommes à la bonne place. Et c’est pareil pour moi. C’est rare qu’un groupe puisse tenir quarante ans, tant sur le plan créatif que personnel. Nous continuons, malgré le fait que nous ayons en cours de route perdu quelques compagnons ! Mais nous sommes restés intègres. De nos jours où tout se crée et disparaît très vite, c’est très rare. A l’époque, nous pensions jouer ensemble deux ou trois ans, sortir deux ou trois disques. Nous n’avions pas plus d’ambition.

Quarante ans de carrière et des milliers de concerts de joués : avez-vous toujours la même excitation à monter sur scène ? avez-vous toujours le trac, voire la peur ? Je pense à cette époque où vos concerts étaient vraiment violents et où vous étiez aussi peut-être tout simplement insouciants !
Non, tu veux parler d’avoir « les nerfs » ? Non, nous préférons être avant tout très concentrés. Nous n’étions pas insouciants. Parfois, des gangs, des gens nous cherchaient ….Mais nous étions rodés par le circuit des pubs. Nous avons beaucoup joué dans les pubs et nous adorons toujours jouer dans les pubs ! Nous étions alors des vétérans dans le milieu et nous avions l’expérience de la « peur », des « embrouilles ». Peur physiquement ? Oui parfois bien sûr mais pas suffisamment pour ne pas monter sur scène.

La future tournée anglaise se prépare : allez-vous innover pour la prochaine set list ? certains titres de « La Folie » ou du « Gospel » rarement joués sont très attendus ?
Oui, et on va jouer avant tout pour se faire plaisir ! C’est important pour nous que de jouer avec plaisir. Nous sommes professionnels sur une tournée évidemment mais vraiment nous voulons prendre du plaisir. Nous jouerons des vieux » trucs » , très peu joués ou très anciens. Nous avons aussi beaucoup de matériel.

Vous avez produits 17 albums : existe-t-il beaucoup de titres, d’inédits, de chutes de studios qui pourraient faire l’objet de prochaines sorties ?
Non, nous n’allons pas sortir des titres que nous n’avons pas voulu sortir à l’époque ! Il n’y a aucune raison de les sortir maintenant.


Vous travaillez en ce moment sur un nouvel album : peux-tu nous donner quelques indications sur le projet en cours ? Une suite dans le même esprit que « Giants » ou un changement radical de répertoire ?
Je ne sais pas du tout. Car une seule idée peut être interprétée de mille façons différentes. Tout cela est très subjectif, d’un moment à un autre tout peut se transformer. Un titre peut être totalement différent d’un jour à l’autre. En ce moment, je n’ai pas une vision particulière. Mais si je dois l’avoir, cela se fera comme ça. Ce n’est pas prévisible.

Tu comptes t’impliquer toujours autant dans le chant ? Tu chantes désormais quasiment autant que Baz. C’est en tout cas une option très appréciée par les fans français. Pour nous, les Stranglers , c’est depuis le début deux chanteurs .
Oui absolument. Et c’est ainsi depuis le départ de Paul. J’ai repris confiance dans mon chant. Quand Paul est arrivé dans le groupe, je voulais lui laisser toute la place nécessaire. Je l’ai laissé chanter mes propres titres. Mais aujourd’hui je partage avec Baz et c’est très bien ainsi. Je pense, en effet, que les Stranglers, c’est deux chanteurs.

Jet reste dans le groupe ; c’est même devenu un totem parait-il ! Le jeune batteur Jim a été ovationné lors de la dernière tournée. Comment allez-vous gérer cette situation un peu particulière, à savoir un batteur officiel présent, immensément respecté mais quasi retraité de la scène et le besoin du groupe d’avoir un batteur à temps plein ?
Il a été « sponsorisé » par Jet ! Jet l’a beaucoup suivi, conseillé. Il sait qu’aujourd’hui , il ne peut plus assurer un concert en entier. Mais ce n’est pas nouveau. Les Stranglers ont eu 7 batteurs dans le passé. Jet a été souvent malade. Je me rappelle d’un concert à Montréal en 78 qui avait failli tourner à l’émeute. Nous sommes donc habitués à cette situation. Rien de nouveau !

Revenons à toi : Comme tu le sais, la culture française musicale est très marquée par la variété. Tu cites souvent certains grands auteurs comme Brel, Gainsbourg, Bashung ou Dutronc. As-tu encore l’envie, ou le temps pour travailler un jour sur un futur projet solo, voire pour d’autres artistes français ?
Je n’ai pas le temps de produire car je m’occupe d’abord des Stranglers. Le groupe m’occupe à temps plein. Mais si je conserve des titres, des chansons non utilisables pour le groupe alors j’aimerais les garder pour moi et les jouer « à la française ». Je peux avoir des idées, des trucs éphémères que je saurais recycler en solo. Ce serait un bon challenge.

Si tu ne jouais pas de la basse, aurais-tu aimé pratiquer un autre instrument ?
La guitare. J’ai appris d’ailleurs la guitare classique quand j’étais jeune.

Tu joues sur une nouvelle basse : quelles sont les différences majeures avec la précédente ?
Shuker n’est pas une marque américaine. Depuis dix ans, je joue avec. En ce moment je joue avec un modèle unique. Très légère car les heures des répétions en studios, debout, longtemps commençaient à me fatiguer le dos. Cette basse est faite avec trois espèces de bois. Elle a une structure en carbone et possède des espaces vides à l’intérieur. Sans perdre le son, j’ai une basse unique. Ce modèle a demandé cinq ans de travail. C’est aussi un instrument très coûteux, plus cher qu’une basse Shuker traditionnelle. C’est donc une basse sur mesure, à mon nom.

Un dernier mot pour tes fans français ?
L’amour est mutuel !!!

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour à vous, y a t'il des dates françaises en vue ? Car selon certains il y en a et selon d'autres... non !

Anonyme a dit…

Et si je t'aime prends garde à toi!

Stranglers France a dit…

Malheureusement, il n'y a pas de dates programmées en France dans l'immédiat.

Anonyme a dit…

Mouais!!!!! Ils nous aiment mais.....privés de concert quand même!
Dommage! ça nous aurait fait du bien un p'tit gig pour effacer ce vilain début d'année triste!