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vendredi 9 décembre 2016

Têtes de toons ! (qu'est-ce qu'elle a ma tête ?!)

Les Stranglers ont été beaucoup caricaturés -en dessins comme en paroles- au cours de leur longue carrière, à tel point qu’ils ont fini par s’attacher les services d’un authentique caricaturiste pour leur fanzine « Strangled ». Stephen Beaumont a essayé de donner d’eux une image plutôt rigolote, sans doute pour contrebalancer la manière sinistre dont ils ont été représentés dans les autres journaux. 
La plupart des dessinateurs ont en effet donné d’eux une image violente voire dérangée. Jugez plutôt par vous mêmes.

A la fin des années 70, le groupe est au sommet de sa gloire et il apparaît logiquement dans un épisode d’un comic strip dessiné par Alan Moore et publié par le magazine musical anglais Sounds. Dans cette série intitulée « Who killed rock’n roll ? », le détective Roscoe Moscow cherche qui a bien pu assassiner le rock. Les Stranglers apparaissent dans l’épisode du 07/04/1979 titré « The french correction » sous la forme d’un JJ Burnel rebaptisé Jean-Jaques (sic) Robespierre (re-sic). On notera les allusions fines aux soupçons qui planaient sur le groupe, et en particulier son bassiste, à l’époque : misogynie, fascisme, violence, et pire que tout, haine des journalistes.


L’ancien guitariste Hugh Cornwell n’est pas en reste avec cette fausse pub parue dans Trouser Press, le magazine américain spécialisé dans le rock britannique, vers la même époque, et signée Roman Szolkowski. On le voit arracher la tête d’un poulet avec les dents au-dessus du commentaire « Hugh Cornwell est vraiment un gentil garçon ». Heureusement pour lui, la page est titrée « N’en croyez pas un mot » :


Au Japon, le magazine Viva Rock possède lui aussi une dessinatrice attitrée, Atsuko Shima, qui représente souvent les Stranglers. Ne comprenant absolument pas le japonais, le blog français est dans l’incapacité de vous expliquer de quoi ça parle mais enfin, force est de reconnaître que nos héros ont une tête plutôt patibulaire (à la notable exception de Dave) :


Le nom de Stranglers véhiculant par lui-même une notion de danger, notamment vis-à-vis des femmes, on retrouve cette idée toujours au Japon, chez Atsuko Shima...


...mais aussi en France sous la plume du très grand Loustal qui illustre ainsi la chronique de l’album « 10 » publiée dans le défunt magazine rock & BD A suivre :


Et enfin dans l’encyclopédie britannique « The great rock discography » publiée en 1995, dont la notice Stranglers s’orne d’un magnifique dessin de Harry Horse (on notera le reflet dans les lunettes de Jet et le pendentif autour du cou de JJ) :


Heureusement Stephen Beaumont est là pour contrebalancer cette mauvaise image avec son humour. En janvier 1986, un de ces dessins fait la couverture du n° 22 du fanzine Strangled. On y voit les Stranglers en créatures fantastiques inspirées du bestiaire australien, continent où le groupe a fait une tournée l’année précédente :


De nos jours, Stephen Beaumont continue de caricaturer le groupe, ce qui lui a permis de s’attaquer à Baz. Voici une parodie de la pochette de « Black and White » remise au goût du jour à l’occasion de la dernière tournée britannique :


2 commentaires:

Anonyme a dit…

Merci de nous faire partager cet article.
Ah les Stranglers, avec parfois des caricatures à la toons toons flingueurs !
@+.

Hervé P.

FÉLINE a dit…

Trop marrant même endiablés ils me font complètement craquer.